Cette question était posée ce matin sur Twitter par la Canadienne Kim Auclair( http://twitter.com/KimAuclair).
Elle m’a interpellé, et je vous propose ici une opinion:
« Oui, le Marketing Direct a toute sa place dans une telle démarche. A condition d’en changer le sens (le consommateur a l’initiative), le « focus » (centrage client et non produit), la profondeur (il faut englober le « conversationnel » avec des consommateurs qui ne sont pas en phase d’achat), et la métrique (passer de l’efficience à l’efficacité). En d’autres termes, l’outil tactique et opérationnel doit devenir le GPS stratégique de l’entreprise 2010+ autour de la création de valeur client.
Ce qui ne change pas : l’art de satisfaire un client (mais là, il ne suffit plus de cibler: il faut écouter, dialoguer, puis faire l’offre qui étonnera).
Ce qui change tout: ce marketing direct « moderne » ne s’arrête plus à la création, à la fabrication,au plan media, et au fulfilment. Il faut désormais transformer les produits en services et gérer le dialogue avec des contenus personnalisés, souvent co-créés dans le cadre de circuits transversaux impliquant clients,points de vente, fournisseurs, partenaires, et les différentes parties prenantes en interne.
Indispensable également: la »colonne vertébrale » du CRM et du Data Mining, mais avec des données différentes, une biologie « temps réel », et l’interconnexion avec les systèmes comptables.
La question « lancinante » des entreprises : comment mesurer l’efficacité des réseaux et medias sociaux? Les spécialistes du marketing direct (les vrais) n’apportent peut-être pas immédiatement toutes les réponses. Ils peuvent dans un premier temps aider les dirigeants à se poser les bonnes questions, et à créer un cadre de réflexion pertinent.
2 billets pour compléter notre propos:
L’entreprise conversationnelle
Kim a lancé un débat, dans lequel je me suis immiscé. N’hésitez pas à commenter : ici , ou si vous préférez, sur http://twitter.com/KimAuclair