Tous entrepreneurs? Les 3 clés de la motivation au travail.

On dit couramment que les entrepreneurs devraient s’occuper du « faire faire » plutôt que  du « faire , et passer l’essentiel de leur temps à « tenir la barre » plutôt que de s’occuper des détails du quotidien.

C’est peut-être le moment de concevoir toutes les entreprises comme des réseaux d’entrepreneurs où tout le monde  se concentre sur ce qui fait avancer l’entreprise.

Comme le dit Peter Drucker,   « Il n’y a rien de plus improductif que de faire des choses qui n’ont plus de raison d’être. Faire “bien” des choses qui ne sont pas efficaces pour l’entreprise est une perte de temps et l’une des principales causes de démotivation des collaborateurs de l’entreprise. C’est un type de travail qui relève  d’un mot à cinq lettres.

Comment développer un état d’esprit entrepreneurial dans une organisation hiérarchique régie par des règles ?

3 clés fond légerIl faut commencer par s’intéresser à  ce qui motive les gens. Dans son livre « Drive »(2011), Dan Pink a popularisé 3 facteurs de motivation –clés : Autonomie, Maîtrise, et Appartenance. Il s’appuie sur la Théorie de l’Auto-Détermination (théorie populaire en psychologie expliquant la motivation et le comportement humains). qui a permis de  mieux comprendre les ressorts de la motivation au travail, comme l’illustre le visuel ci-contre.

Un état d’esprit entrepreneurial, ça demande de l’autonomie et de la compétence, mais aussi un sentiment d’appartenance. Il faut sentir que l’on fait partie de quelque chose. Le sentiment d’appartenance , c’est le désir universel d’interagir, d’être connecté, et de penser pour et avec les autres.. C’est dans l’ADN des  militaires, des religions organisées, et de nombreuses ONG.

Travailler “à voix haute”, c’est une façon de développer ce sentiment d’appartenance, en permettant à chacun d’avoir une meilleure vision de ce qui se passe dans l’entreprise et de se connecter au flux du travail.

On peut promouvoir l’autonomie en encourageant l’expérimentation , source de nouveaux « insights » partageables.Il en résulte une confiance en soi accrue grâce à la liberté d’essayer des choses nouvelles dans un environnement caractérisé par le sens collectif et le partage. C’est ce principe d’auto-détermination qui est à la base des organisations TEAL décrites par Frédéric Laloux dans son livre « Réinventer les Organisations ». Le livre détaille le fonctionnement des organisations TEAL sur la base d’équipes qui s’auto-managent. Parmi les exemples, AES, Buurtzorg, FAVI, Morning Star, RHD, Sun Hydraulics, et Patagonia. Toutes ces entreprises ont remplacé la structure traditionnelle de l’ère industrielle par une organisation caractérisée par la systémisation de l’autonomie. Mais l’essentiel , c’est des collaborateurs autonomes reliés les uns aux autres dans un espace organisationnel protégé par le leadership. C’est le futur du travail quand on doit faire face à des avancées  technologique rapides, à des changements  démographiques, à la raréfaction des ressources naturelles et à une crise climatique, dans un contexte de volatilité économique. La réponse, c’est de simplifier nos structures, pas de les compliquer.

L’entrepreneuriat , c’est l’autonomie économique. Et ce qui motive les entrepreneurs, ça peut aussi être le moteur d’une entreprise.

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