LES MEILLEURS CUISINIERS TRAVAILLENT A VOIX HAUTE…ET ÇA CHANGE TOUT.

Dans beaucoup d’entreprises,  l’organigramme encadre solidement la circulation du Savoir, et cette rigidité ne permet pas de faire face à la complexité de l’économie en réseau. Le processus décisionnel y est trop long, et on met trop de temps à essayer des choses nouvelles. Il faut relâcher les hiérarchies et renforcer les réseaux. Mais comment s’y prendre ?

Le travail et l’apprentissage à  voix haute sont des pratiques qui peuvent changer la nature du travail.

Elles permettent de rendre transparent  ce qui se passe dans l’organisation et de démocratiser la création de savoir. Avant tout, chacun doit s’engager dans l’observation de son environnement. Ensuite, des groupes peuvent se former pour travailler ensemble sur un problème et apprendre tout au long de leur progression vers la solution. Les résultats de ce travail et de cet apprentissage à haute voix peuvent ensuite être codifiés en tant que savoir du réseau, ce qui n’empêche pas les modifications, lorsque les flux de savoir se transforment en capital savoir. Le PKM (Personal Knowledge Mastery)  -Chercher > Donner du Sens > Partager – est une discipline essentielle pour faire circuler ces flux en-dehors de toute restriction hiérarchique. Une recette, c'est du savoir explicite Imaginez une communauté d’explorateurs sur une terre vierge. Il y a beaucoup de cuisiniers qui essaient de nouvelles recettes, testant les combinaisons  qui ont bon goût ou vont  bien ensemble. Comme ils se regroupent pour nourrir leurs familles ou des membres de la communauté, ils discutent et échangent leurs derniers travaux. Les cuisiniers sont en compétition amicale pour déterminer celui qui préparera le repas le plus intéressant.

Dans un environnement complexe où il faut s’adapter en permanence, travailler et apprendre ensemble, ça a du sens.

Cuisiniers en batterie zoom sur mains 7326561_m 2014 09 16Ils doivent préparer 3 repas par jour, mais chaque jour est différent, car la situation change et de nouveaux ingrédients sont découverts. Certaines recettes sont très populaires, ou particulièrement bonnes à certaines saisons, alors on se les transmet de manière informelle. Elles sont partagées au sein de la communauté et au hasard des rencontres avec d’autres voyageurs, qui ont aussi leurs propres recettes et apportent de nouvelles épices.

Imaginez que cette communauté ait un unique “chef” avec une brigade de cuisiniers  sous ses ordres. Il déciderait du menu servi à l’ensemble de la communauté. Des rapports hebdomadaires rédigés par les responsables de la communauté seraient collectés par les assistants du chef, revus par le chef, et serviraient à l’établissement du menu de la semaine suivante. Certaines recettes seraient publiées  annuellement dans le livre de recettes officiel de la communauté, à l’usage de tous. Imaginez le temps que cela prendrait avec une telle structure, et la déperdition de savoir qui en résulterait. Imaginez combien de recettes “géniales” ne seraient pas créées. Les membres de la communauté seraient de simples convives, déconnectés de l’environnement qui les nourrit. C”est pourtant ce qui se passe aujourd’hui dans la plupart des organisations avec le Savoir .

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